Les mots pour dire les maux

Le traitement de l’information obéit à des règles éthiques simples qui devraient s’appliquer sans difficulté.

  • Être responsable : prendre en compte les conséquences éventuelles sur le public et en particulier sur les personnes qui souffrent d’une maladie psychiatrique, leur famille et leurs proches, de toute généralisation, stigmatisation, présentation sensationnelle des informations sur ces maladies.
  • Protéger la vie privée : les malades ont droit au respect du secret médical et à l’anonymat.
  • Prendre en compte la fragilité des personnes concernées : s’assurer qu’elles acceptent bien de donner leur nom et celui de leur maladie en
    ayant conscience de ce que cela implique.
  • Contextualiser : à l’occasion d’un fait divers par exemple, profiter pour donner de l’information sur la maladie évoquée, donner la parole à un spécialiste.
  • Eliminer l’usage métaphorique désobligeant des noms de maladies dans le traitement de l’actualité générale.

Repenser la manière d’aborder ces sujets :

  • Ne pas employer de mots ou d’expressions valorisant le suicide, comme « réussir son suicide » ne pas donner de détails sur le mode opératoire.
  • Faire connaître ce qui peut permettre d’éviter les suicides ; en profiter pour informer sur les services de soins et d’écoute.
  • Éviter de réserver un traitement différent aux maladies psychiatriques : ce sont des maladies comme les autres.
  • Se garder de laisser entendre que maladie psychiatrique = violence
  • Donner la parole aux personnes concernées – sauf si elles sont dans une phase où elles ont perdu contact avec la réalité – en veillant à ne pas aggraver leur situation.
  • Ne pas sous-estimer l’importance de ces maladies en France et dans le monde.
OUI aux titres et intertitres qui attirent l’attention, qui donnent envie d’aller plus loin, de lire, d’écouter ou de regarder, de comprendre.
NON aux titres racoleurs, choquants, dramatisants et stigmatisants.